Back door

19H00, station Philippe Auguste, la lumière est bien vive.
Un panneau d’affichage, je n’avais jamais fait attention.
Des détails, sans importance.
J’attends que le signal passe au vert, une sorte d’habitude que je m’efforce de prendre.
Du civisme, j’en rafolle en ce moment.
Idéal inconcevable, que cela traverse également l’esprit de Monsieur « Tout le monde ».
Mauvaise journée, elle a mal débuté à vrai dire.
Tranquillement, je descends l’avenue.
Soudain, la musique change, « The Sixth Station ».
Je regarde mes pieds, je me cache en fait.
J’ai envie de pleurer.

Ceci n’est pas une hallucination.

Parceque je sentais poindre en vous l’envie de pleurer devant l’état pitoyable de ce blog, je me remets donc devant mon clavier.
« Pourquoi tu ne postes plus? »
Je t’en pose des questions? Sérieusement, j’avais plus l’envie ces derniers temps. J’ai bien des choses à raconter, mais à quoi bon. Je pourrais vous dire que je suis parfaitement satisfait de mon dernier joujou, que WoW c’est de la balle, ou bien parler de choses qui fachent. Je pourrais également me lamenter comme je l’ai déjà trop fait ici. Vous parler de mes passions, des derniers albums/mangas/bouquins/anime que j’ai achetés. Mais au final, je n’en vois pas l’intérêt.
« Tu pourrais faire un pictures blog comme _F_. »
Heuuu, oui, mais non. Je dessine aussi bien qu’un vieux catho conservateur atteint de la maladie de Parkinson sur son lit de mort (qui a dit le pape?).
« Bah tu vas le fermer ton blog alors? »
Encore loupé. Je l’aime bien mon blog. Et puis je suis pas seul ici, y a Gayde aussi. Et puis fermer un blog, c’est juste bon pour les webstars.
« Mais tu vas encore poster, hein? »
Mais bien sur, faut pas avoir peur comme ça. Mieux vaut ne rien dire que de dire des conneries (ho putain ça ne me va pas!). J’avais juste besoin de faire un break. Je vais reposter régulièrement.

Autopsie d’un malaise

Voilà bien longtemps que mes mots ne se sont pas perdus par ici. Le malaise est réel. Vide, néant, le rien absolu. Panne d’inspiration. Mes idées sont avalées par une gigantesque warpzone créée par un quelconque ennemi maléfique venu d’une autre planète.
Je pourrais étaler fièrement ici mes dernières acquisitions technologiques, tel un félin paradant devant sa cour. Mais ce n’est pas le cas. Il ne reste que ce camshot pourri, où j’arbore fièrement ce petit bout d’alu avec ma barbe naissante. A quoi bon. Tout cela n’est qu’artifice, pour mieux masquer au reste du monde et surtout à moi-même, le malaise qui me hante.
Autant ne pas se voiler la face, je ne suis pas heureux. Comment pourrais-je l’être alors, qu’à chaque fois que je me regarde, je ne vois plus que le zombie de ce que j’ai revé devenir. Oh, certes, il ne me manque pas grand chose, mais tellement à la fois.
Quelle joie de voir ma nièce grandir, de prendre du plaisir dans un bon resto avec des amis de longue date, d’éclater de rire en jouant à son jeu favori, de troller en toute impunité, de palpiter devant un bon film.
Quelle tristesse de se lever le matin le coeur serré, de regarder le bitume défiler sous ses pieds la tête basse, de laisser filer le temps, de ne pas lui tenir la main.
A quoi bon se régaler de plaisirs de la vie, si c’est pour ne pas le partager comme on le souhaiterai. Il me manque encore beaucoup, et tout ce que je ferai pour y substituer ne m’aidera pas à y remédier. Je m’éloigne de ce que j’étais et de ce que j’ai désiré devenir.
Je suis un abruti. OUVRE LES YEUX!