C’est la lutte finale!

Sortie avenue Dorian, métro Nation. Je monte les escaliers, et j’aperçois un jeune couillon d’environ 21 ans. Il cherche à distribuer des tracts. Je lève un peu plus la tête et lis sur une pancarte « stop le chômage ». Ok, lui il va me gonfler.
Arrivé en haut des escaliers, pas loupé, il fonce sur moi : « Toi aussi, aide nous à virer ce gouvernement de merde ! « . Je le regarde dans les yeux, lui sort mon regard le plus noir et lui demande d’un ton glacial : « Tu as voté toi au premier tour en 2002? ». Je m’éloigne alors le pas décidé. Lui, il doit encore être planté là, la bouche ouverte à chercher quoi me répondre.

Paname

Avant d’y arriver c’était : nouvel horizon, sorties, pubs, théatre, concert, rencontres, art de vivre, découverte.
Après mon arrivée c’était : sorties, pub, découvrtes.
Après un an c’était: quelques sorties, 10 kilos de plus, pollution, fatigue.
Maintenant c’est : lassitude.
Et je suis là que depuis un an et demi. Me faut des vacances, que je me bouge mon gros cul de connard d’autiste. Métro, boulot, dodo, voilà vers quoi je tends. Mais c’est pas ma life, pas mon combat. Cétait pas ma putain de guerre. Je laisse ça aux fous, aux vrais de vrais de Parisiens. Je dois changer la direction que prend ma vie. Et je compte bien commencer le plus vite possible. Après avoir déménagé, par exemple. Quoique. Je suis toujours pas certains que ça me sera bénéfique. Wait and see.

On est pas bien là?

Bah té, malheureux. Vla ti pas qu’le Gayde va poster plus que moi. Non mais. Lé plus maître chez soi boudiou. Vé pas m’laisser marché d’ssus, nom d’un bigorneau poilu.
Tout ça c’est bien beau mais je poste vraiment plus. Je suis devenu une merde microbienne juste bonne à jouer à WoW. Et en plus je contamine mon entourage. Quel salop!
Comme je suis résolument décidé à faire un post pourri, tout décousu, bourré de fautes et sans intérêt, je vais vous dire que je vais déménager.
Fini la piole miniscule avec douches communes crades, chiottes bouchés dégueulasses qui puent, voisins désagréables qui foutent leur daube de R’nB de merde à des heures où même Usher s’y refuserai.
Je vais avoir une cuisine à moi, pour me faire des bons petits plats, histoire de perdre ces schkrmmmbll de 10 kilos en trop. Rahlala, un chez MOI, dans un quartier sympa, à 5 minutes à pied du boulot, avec un proprio pas chiant (merci cousine) et une surface viable.
Vivement le 9 juillet!

Back door

19H00, station Philippe Auguste, la lumière est bien vive.
Un panneau d’affichage, je n’avais jamais fait attention.
Des détails, sans importance.
J’attends que le signal passe au vert, une sorte d’habitude que je m’efforce de prendre.
Du civisme, j’en rafolle en ce moment.
Idéal inconcevable, que cela traverse également l’esprit de Monsieur « Tout le monde ».
Mauvaise journée, elle a mal débuté à vrai dire.
Tranquillement, je descends l’avenue.
Soudain, la musique change, « The Sixth Station ».
Je regarde mes pieds, je me cache en fait.
J’ai envie de pleurer.