The farther you fall

Direction la Bretagne et plus précisément Carhaix pour 3 jours de concerts avec ma chérie. Nous avons décidé de faire l’impasse sur la journée de jeudi, la programmation n’étant pas assez époustouflante pour me faire poser un jour de congés supplémentaire.

Nous voilà donc en route pour rejoindre des centaines de milliers de festivaliers. Déjà, nous pouvons juger à quoi va ressembler le festivalier de base :

  • moyenne d’âge : entre 16 et 21 ans
  • boisson favorite : l’alcool fort mélangé avec un liquide sucré quelconque
  • taux d’alcoolémie moyen : 1,5 g
  • âge mental moyen : 5 ans
  • jeu favori : se lancer tout et n’importe quoi à la gueule : eau, jus, alcool, crachats et j’en passe.
  • objectif affiché du week-end : rater un maximum de concert à cuver au camping, torse nu, en plein soleil (la Biafine est ton amie)

Le cadre est posé. Je ne vais pas faire ma vierge effarouchée, j’ai déjà participé à de gros évènements festifs, ce genre d’individu on en croise toujours. Par contre, ce qui frappe ici, c’est qu’ils représentent les trois quarts de la population. Et ça c’est plutôt flippant.

Je ne vous parle même pas du gars, qui, à côté de moi dans le TER, m’a fait une Depardieu. Les toilettes du train étant fermées, mon voisin prit d’une envie pressante a dû se soulager dans une bouteille. Ça commence fort.

Une fois à bon port, nous montons notre tente et filons directement assister aux premiers concerts. Je remercie encore mon frère grâce à qui nous avons pu avoir des entrées “Backstage”. Je dois avouer que ce petit luxe permet de profiter du festival en faisant fi de beaucoup d’inconvénients liés au fait de rassembler au même endroits des milliers de personnes. A savoir : des toilettes propres, un restaurant avec autre chose que des merguez, un espace privé avec écran géant et des tables pour souffler entre deux concerts au milieu de la fosse, un bar VIP où l’on ne fait pas la queue pour avoir une mousse. On retrouve alors les conditions géniales d’une fête de l’huma et ses stands régionaux. Top.

C’est pas tout ça, mais on est quand même venu voir des concerts.

Brigitte

Ni ma copine, ni moi ne sommes fans des deux chanteuses. Nous en profitons donc pour découvrir l’espace backstage et regarder le concert sur l’écran géant. Le cul posé dans la pelouse à lézarder au soleil, une mousse à la main, la seule chose qui nous viens à la bouche c’est : “- Putain le backstage c’est bonheur !”. En gros, Brigitte c’est pas mieux en concert qu’à la radio. On passe au suivant.

Youssoupha

Première surprise de ce festival. Je n’ai pas pour habitude d’écouter du rap français, mais  je dois avouer que je me suis laissé entraîné par le plaisir évident que prend le rappeur sur la scène des charrues. Le public commence à être chaud, ça chante, ça saute, ça monte tout doucement en pression. A la fin du concert, Youssoupha joue même avec le public. Il s’amuse à prendre un téléphone au premier rang :

“- Quelqu’un dans le public peut me passer un de ses potes au téléphones qui n’a pas pu venir ?”

“- Comment il s’appelle ton pote ? Aurélien. Ok.”

“- Allo Aurélien, c’est Youssoupha, tu entends le public ?”

OUHHHHAAIIII !!!

“- T’es en train de louper un putain de concert.”

Je pense que le Aurélien a rien compris sur le coup, mais ça montre comme Youssoupha avait envie de partager son plaisir avec toutes les personnes présentes et même celles absentes.

Cette fraîcheur fait du bien, car rares seront les artistes durant le festival à laisser une telle impression.

Thomas Dutronc

Sans surprise. De la nouvelle scène française classique avec un petit côté jazz manouche. Même chose que pour Brigitte, on se pose peinard pour l’écouter sortir un set très posé et sans originalité. C’est comme à la radio. Pas de quoi me laisser un souvenir mémorable.

The Cure

Première grosse tête d’affiche de la journée, The Cure devrait normalement réveiller le public. Robert Smith arrive sur scène, coiffure à la dynamite,  scène plongée dans le brouillard, lumières sombres, le public acclame la star. Tout est là, mais l’alchimie ne prend pas. Robert Smith est statique, quasiment invisible derrière les tonnes de fumées projetées sur la scène. Il joue son énorme set (2h30, le plus long du festival) en enchaînant les morceaux sans un mot, excepté un timide “merci” de temps en temps. On s’ennuie vite et nous décidons d’en profiter pour nous restaurer sans avoir à faire la queue.

Plus tard durant le weekend, lors d’une discussion avec un fan, on arrivera à la même conclusion : j’étais pas assez “défoncé” pour profiter du concert. A priori, pour prendre son pied sur the Cure, mieux vaut venir avec quelques grammes d’alcool (ou autre chose) dans le sang.

Metronomy

Il est 00h40, la fatigue de la semaine … du voyage … ok ! … de la cuite de la veille commence à se faire sentir. Le souci avec la programmation de cette année, c’est que chaque soir il y a un “trou” entre minuit et 1h  avant la tête d’affiche “clubbing”. Ce soir c’est Metronomy, et je l’avoue, je me suis endormi. Il faut avouer que leur musique à un fort potentiel soporifique. Ça ne va pas être facile d’être aware pour Martin Solveig.

Martin Solveig

Comme annoncé, très difficile d’émerger après Metronomy. La scène s’est bien vidée, il reste essentiellement de rares jeunes qui ont réussi à tenir l’alcool et quelques clubbers acharnés. Le festival ressemble de plus en plus à une rave qui a mal tournée. On se marre plus  à regarder la faune locale qu’à écouter Solveig. D’ailleurs celui-ci ne se préoccupe pas trop des limites de décibels et joue tellement fort que l’on prend direction de notre tente, persuadé que  l’on devrait pouvoir profiter du concert même à 800 m de la scène. De toute façon, il n’y a pas grand chose à voir, à part un mec derrière une platine. C’est donc sous mon duvet que je fini de profiter d’une bonne prestation de Solveig.

Durant la nuit, une grognasse bourrée nous tombera dessus, tout en pouffant comme une cruche. Notre tente n’en ressortira pas sans dommage, un arceau plié et un morceau de la toile déchirée.

Conclusion de cette première journée : les jeunes ne savent plus boire et le backstage c’est de la balle. Vivement demain.

Pisser ça fait du bien, mais c’est encore meilleur quand c’est gratuit et que tu as une belle vue.

Et comme vous en vouliez encore un peu. Le retour en France via Londres et la Rochelle. Content d’être rentré mais déçu que ça se termine.

Le tour du monde prend fin avec la Russie. Le séjour fût court faute de Visa, mais la distance parcourue, elle, fût immense : 6275 km avec le mythique transsibérien. Nous aurons eu malgré tout le temps de visiter Moscou avant de rentrer à La Rochelle. Bah oui, on allait quand même directement rempiler au boulot à Paris. On méritait bien un petit extra de vacances sur les côtes de Vendée.

Lassé par la temps pourri de Paris, on a décidé avec ma douce d’aller faire un tour en Italie, histoire de refaire le plein de vitamine D. Le soleil était bien au rendez-vous et le cadre loin d’être désagréable. Et pour ce qui est de la bouffe, rah putain ! je kiffe les ritales et leurs repas gargantuesques !

Le voyage touche à sa fin. L’avant dernière étape nous amène en Mongolie. Grands espaces, nature sauvage et liberté sont au rendez-vous.

Enfin les dernières photos de la Chine. Au programme, la muraille de Chine, le palais d’été et le transmongolien.
Après 1 mois passé en Chine, je dois avouer que ma surprise a été grande et que ce pays a été un vrai coup de cœur. I’ll be back.

Après Xian et un voyage dans le train peu confortable nous voilà prêt à visiter les merveilles de Pekin. Vieux temples et bonne gastronomie sont au rendez-vous.

Je viens enfin de mettre de nouvelles photos sur le blog du tour du monde.

Nous retournons en Chine découvrir Xian, ancienne capitale de la Chine sous la dynastie des Qin et des Han. Évidemment la ville est un excellent spot pour visiter tout les sites alentours datant de cette époque faste. En particulier le fameux tombeau de l’empereur Qin gardé par des milliers de statues en terres cuites.

Un seul message pour une France solidaire du peuple sénégalais :
Abdoulaye Wade doit avoir la sagesse de passer la main à la nouvelle génération .

Il en est encore temps.
Ce qui se passe au Sénégal ne peut être passé sous silence. Ce qui s’y passe nous concerne et ne doit pas être occulté par l’élection présidentielle française.
Au Sénégal, où l’élection présidentielle doit avoir lieu le 26 février, la situation est désormais explosive.

Au moins sept morts, déjà, et de nombreux blessés dans plusieurs villes du pays. Des heurts se sont produits entre étudiants et forces de l’ordre à la faculté Cheikh Anta Diop de Dakar. L’interdiction des manifestations et leur répression violente ont radicalisé la colère des jeunes qui affrontent la police à Dakar, à Rufisque, à Kaolack, à Thiès, à St Louis et ailleurs.
La grenade lacrymogène qui a blessé un fidèle au cœur de la mosquée Malick-Sy, l’un des plus anciens lieux de culte de la capitale, a scandalisé non seulement les membres de la confrérie tidjane, l’une des deux plus importantes du pays, mais également tous ceux qui voient dans l’obstination du président Wade à briguer un troisième mandat la cause première de l’actuelle spirale de la violence et le risque d’un chaos post-électoral.

Car ses affiches ont beau désigner Abdoulaye Wade comme « Celui qui rassure », c’est bien ce mandat de trop qui a mis le feu aux poudres dans un pays qui n’accepte pas le manquement du président sortant à la parole donnée.
La situation est jugée suffisamment alarmante pour que la Haute Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU mette en garde le président Wade contre « un usage excessif de la force par la police » et « appelle les autorités à la modération ».

En 2000 : une alternance pacifique et exemplaire

La démocratie sénégalaise avait, en 2000, été jugée exemplaire pour la réussite de son alternance pacifique et l’élégance du président sortant, Abdou Diouf, succédant au grand Senghor félicitant son rival victorieux, Abdoulaye Wade.
Elle risque aujourd’hui de basculer dans un cycle de violences que toutes les composantes de l’opposition refusent mais à quoi pousse, inexorablement, le refus du président Wade d’écouter le message de son peuple.
En qualifiant la protestation populaire de « mouvement d’humeur » et de « brise légère » dont il n’entend pas tenir compte, l’actuel chef de l’Etat sénégalais a pris la lourde responsabilité d’une escalade des affrontements.

Une même protestation civique rassemble aujourd’hui, au-delà de leurs divisions, les partis d’opposition, le dynamique mouvement « Y en a marre », les organisations de la société civile, les militants des droits de l’homme et beaucoup de citoyens sénégalais attachés à leur démocratie et refusant les dérives de leur République.
Le peuple sénégalais avait refusé avec force ce qui fut alors qualifié de « dévolution monarchique du pouvoir » et stoppé net la tentative dynastique.
Sous la pression de la rue, le président avait remisé son projet.
C’est alors qu’est né le Mouvement des forces vives du 23 juin, le « M23 » sous la bannière duquel se réunissent aujourd’hui tous les opposants au « putsch institutionnel » dont le président Wade a pris la malheureuse initiative.

2012 : un 3ème mandat anti-constitutionnel

Les manifestants de janvier-février 2012 n’acceptent pas que, contrairement à sa promesse et au mépris de la loi fondamentale du pays, le chef de l’Etat sénégalais impose au forcing sa candidature à un 3ème mandat.
Ils lui rappellent l’engagement pris et la règle constitutionnelle de ne pas permettre plus de deux mandats présidentiels successifs : élu en 2000 puis réélu en 2007, M. Wade les a accomplis et doit accepter la loi démocratique de son pays.
« Je l’ai dit, je peux me dédire », aurait-il déclaré (le rappeur Didier Awadi a fait de cette réponse désinvolte une chanson emblématique de l’actuelle mobilisation).

Non, répondent tous ceux qui tiennent la République pour autre chose qu’une appropriation privée de l’appareil d’Etat et n’acceptent pas qu’on dépossède les citoyens de leur pouvoir de décider.
Beaucoup, parmi eux, avaient cru à la promesse jadis faite par le président Wade d’une démocratie qui respire mieux et d’une vraie transparence dans la gestion des affaires publiques.
Beaucoup se reconnaissent dans ces propos d’un jeune responsable du mouvement « Y en a marre » : « C’est nous qui avons élu Abdoulaye Wade en 2000 parce qu’il nous faisait rêver. C’est nous qui l’avons réélu en 2007. Notre conviction était que la Constitution devait changer pour que plus personne ne puisse se maintenir indéfiniment au pouvoir ».
La loi fondamentale a bien été réformée, le président Wade ne peut s’en exonérer au prétexte qu’elle ne saurait concerner son premier mandat.

Colère démocratique et colère sociale

La colère démocratique se nourrit aussi d’une colère sociale contre la pauvreté persistante, les difficultés de la vie quotidienne, le chômage général (officiellement, 47% de la population active) et tout particulièrement celui, massif, des jeunes même diplômés, l’affairisme des uns et la misère des autres, le décalage entre les chantiers somptuaires et la déshérence des services publics.
Le 22 janvier dernier, le mouvement « Y en a marre » a organisé à Dakar une « foire aux problèmes » pour « replacer les préoccupations des Sénégalais au cœur du débat public ».
Des milliers de visiteurs s’y sont pressés.

Les témoignages et les débats y ont dressé comme un immense cahier de doléances contre la vie chère, la paupérisation de la santé et de l’éducation, l’accaparement des terres agricoles.
On y a dénoncé l’inondation permanente des quartiers populaires de Dakar car l’eau n’est pas efficacement pompée, envahit les habitations et stagne en mares insalubres qui attirent les moustiques vecteurs de paludisme.
On y a protesté contre ces expulsions sans ménagement ni relogement à hauteur des besoins de ceux qui habitent sur le tracé d’une autoroute à péage qu’ils n’auront jamais les moyens d’emprunter mais qui représente pour Bouygues un gros contrat et pour quelques uns de juteuses retombées.
Et aussi ces transports défaillants avec leurs bus tellement surchargés de passagers qu’il faut s’accrocher à l’extérieur au risque de dangereux accidents.
Et aussi ces produits de première nécessité de plus en plus inabordables (le Sénégal importe aujourd’hui au prix fort 2/3 du riz quotidiennement consommé par ses habitants), ces factures qui s’envolent pour un service très mal rendu, comme en témoignent les incessantes coupures d’électricité.
Et bien d’autres choses encore qui signifient, pour ceux qui les vivent tous les jours, abandon social et indifférence.

Au Sénégal, l’Indice de Développement humain des Nations Unies a reculé de la 155ème à la 166ème place sur 182 pays, rejoignant le niveau des pays qui ont été ou sont encore dévastés par la guerre. 54% de la population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.
Tout cela pèse aussi dans la colère d’aujourd’hui.

Jean-Christophe Ruffin, ambassadeur de France au Sénégal, a été débarqué pour l’avoir mentionnée sans fards. Mais l’ambassadrice des Etats-Unis ne disait pas autre chose quand elle remarquait que cette mal-gouvernance constitue une entrave majeure au développement et détourne certains fonds nécessaires aux services vitaux pour la population.

Le moment présent est, au Sénégal, celui de tous les dangers.
Démocratie ou autocratie, le choix incombe au président Wade.
Il serait tout à son honneur qu’en homme d’Etat responsable et soucieux de l’intérêt de son pays, il prenne la décision qui s’impose: respecter la règle dont il a lui-même pris l’initiative et renoncer à s’accrocher au pouvoir à tout prix.
C’est le sage conseil qu’en termes sans ambiguïtés a formulé la diplomatie du président Obama.

La France doit parler net

La parole de la France a été, malheureusement, plus hésitante et le Ministre des affaires étrangères a même eu, dans un premier temps, l’imprudence de dire qu’elle avait été entendue par le président Wade alors que tout indiquait le contraire. Il a, depuis, appelé à la libération de tous les manifestants emprisonnés mais force est de constater que la voix de notre diplomatie est bien faible.
Or parler net ne signifie pas « ingérence », comme tente de le faire accroire M. Wade, mais simplement défendre, en accord avec les valeurs universelles qui sont aussi celles de la France, le droit du peuple sénégalais au bon fonctionnement de sa démocratie.
Le Sénégal est un pays de la francophonie qui nous est cher.

J’y étais le mois dernier et j’ai senti la tension monter.
Déjà, en juillet 2011, Ibrahima Thioub, historien sénégalais,répondait en ces termes à Karim Wade, le fils du président : « les citoyens que nous sommes ont en partage la République. Nous ne vous laisserons pas agir comme s’il s’agissait d’un patrimoine privé ».

Tout récemment, Wole Soyinka, immense écrivain nigerian et Prix Nobel de littérature, a eu ces mots de mise en garde : « les chefs d’Etat qui tentent de s’accrocher au pouvoir connaîtront le même sort que les dictateurs qui ont été emportés par les printemps arabes ». Car, ajoutait-il, « ceux qui traitent leurs peuples comme des inférieurs, avec leurs clans, seront confrontés à la même forme de violence » et ceux qui jouent avec leur Constitution pour se maintenir au pouvoir « font preuve du même paternalisme arrogant que les anciens pouvoirs coloniaux ».

Au Sénégal, il est encore temps que la démocratie l’emporte et que le peuple exerce ses droits.
La France doit être solidaire de celles et ceux qui, dans ce pays ami et à la riche histoire, luttent pour des valeurs qui nous sont communes.
Sa parole doit être forte et claire : Abdoulaye Wade doit pour protéger la paix du Sénégal passer la main .

Ségolène Royal

J’étais à Dakar début septembre, soit quelques mois après le mouvement du 23 juin. La colère des Sénégalais était déjà palpable.

La lettre de Ségolène Royal résume très bien la situation du Sénégal. Rare sont les politiques en France à prendre la mesure de ce qui se prépare au Sénégal. Moi même je crains le pire, et je me sens d’autant plus concerné que le Sénégal a été pendant longtemps la seconde patrie de mon père, que des amis vivent là-bas et surtout je dois m’y rendre du 3 au 8 mars, juste après le premier tour des présidentielles. Je suis à la fois excité de pouvoir vivre et participer à ce qui sera peut-être un grand événement au Sénégal, mais aussi très inquiet de me retrouver au cœur d’un conflit qui pourrait monter dans la violence.

Alors s’il-vous-plaît, je demande à la diplomatie française de faire preuve d’audace et de courage pour aborder ce sujet avec le président Wade et rétablir les droits du peuple sénégalais. Après les échecs et les erreur de la diplomatie “à la droite” (souvenez-vous des propos de Michèle Alliot-Marie), il est serait bon pour l’image de la France qu’enfin nous soutenions une cause juste.